Le 2 février 2026, Me Tiago Múrias, cofondateur du cabinet Ameur & Múrias, a comparu devant le comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes. Il y a présenté ses observations sur les modifications proposées à la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), en sa qualité d'avocat criminaliste pratiquant exclusivement en droit des jeunes contrevenants depuis 14 ans.
Dans son témoignage, Me Múrias a d'abord souligné que la LSJPA, entrée en vigueur en 2003, commence à montrer son âge et que certaines dispositions nécessitent une mise à jour. Il a néanmoins insisté sur l'importance de préserver le principe fondamental de la loi : la réhabilitation et la réinsertion sociale des jeunes contrevenants constituent la meilleure façon de protéger le public à long terme. Ce principe, a-t-il rappelé, a été reconnu par la Cour suprême en 2007 comme un principe de justice fondamentale protégé par la Charte canadienne des droits et libertés.
Sur le plan des propositions concrètes, Me Múrias a suggéré d'inclure certaines infractions relatives aux armes à feu dans la définition d'« infraction violente » prévue par la loi, ce qui permettrait aux juges d'avoir davantage de latitude tout en restant proportionnel à la réalité observée dans les centres urbains. Il a également plaidé pour que les mesures de garde discontinue et de suivi intensif à des fins de réadaptation soient accessibles plus facilement, sans dépendre de programmes provinciaux dont la disponibilité varie.
Ce témoignage illustre l'engagement du cabinet Ameur & Múrias au-delà de la salle d'audience : contribuer activement au débat législatif pour améliorer un système de justice qui touche directement les jeunes les plus vulnérables.